Apprendre à déguster une bière

15/06/2016

Consommer de la bière et y prendre du plaisir est à la portée de chacun (du moment que c’est fait avec modération) mais qu’en est-il de la dégustation ? Si on peut relativiser l’intérêt d’une dégustation « approfondie » pour une bière générique et industrielle, il est en revanche dommage d’avaler une bière artisanale sans y prêter un minimum d’attention et passer à côté de sa personnalité.

 

C’est pourquoi nous allons récapituler ici les différentes étapes d’une dégustation de bière (quelle soit artisanale ou non). Chaque étape est associée à un sens : ce qui est important ici c’est l’ordre dans lequel on mobilise ses sens et à quels éléments on doit s’intéresser. Démonstration en images !

 

 

 

-L’ouïe

 

Mais que viennent faire nos oreilles dans une dégustation ? Ne prend-t-on pas du plaisir à entendre le son du gaz carbonique qui s’échappe de la capsule qu’on vient de retirer ? Apprenez à écouter la bière, le frémissement de la mousse, le bruit des bulles qui montent à la surface. Cette introduction auditive est votre premier contact avec la bière et vous dit déjà beaucoup de sa personnalité. Ne soyez pas frustré car vous pouvez rapidement passer à l’étape suivante.

 

-La vue

 

Regarder notre verre de bière, on le fait tous instinctivement, mais que faut-il y voir ? Visuellement une bière ça se compose ainsi :

  • Une mousse, qu’on a évoqué plus haut. Elle peut être abondante ou non, laisser des « dentelles » sur les parois du verre, être très stable ou au contraire s’évanouir rapidement en ne laissant qu’un disque à la surface du liquide.

  • La robe qui est caractérisée par sa teinte, sa clarté et sa turbidité (limpide à opaque) et elle vous donne des informations sur le type de bière (blonde, brune, ambrée) ainsi que sur l’utilisation ou non d’une filtration ou de prise de mousse en bouteille (bière limpide ou trouble). Pensez bien à évaluer la couleur sur un fond blanc ou au moins clair !

  • Enfin, n’oubliez pas d’observer les bulles : leur taille, leur abondance et la vitesse avec laquelle elles rejoignent la surface du liquide.

 

-L’odorat

 

Je sais que vous n’y tenez plus et que vous voulez porter le verre à votre bouche mais STOP ! D’abord portez-la à votre nez. Décrire ce qu’on sent olfactivement est souvent compliqué quand on ne pratique pas souvent cet exercice, mais ça vient très vite quand on s’entraine un peu. Les arômes de la bière proviennent du malt, du houblon et de la fermentation. Ils vont de notes florales, fruitées, à des notes grillées torréfiées en passant par des arômes végétaux ou fermentaires. Nous y reviendront plus en détail dans un autre billet. Faire tourner la bière dans le verre peut révéler d’autres arômes, mais faites attention à ne pas en mettre à côté !

 

-Le goût

 

C’est le moment tant attendu, prenez une gorgée ! Ce qu’on ressent est souvent très complexe alors on va organiser tout ça.

 

Les saveurs sont l’ensemble des sensations sucrées, acides, amères, salées et umami. Pour la bière on va surtout se concentrer sur la sucrosité, l’acidité et l’amertume. Qu’est ce qui ressort le plus ? L’équilibre entre les différentes saveurs est-il harmonieux ?

 

Le « toucher » et sensations dites trigéminales. On entend par là des sensations qui relèvent du picotement, de la « chaleur » et de la sensation de viscosité en bouche.

  • Le picotement qu’on peut ressentir en dégustant une bière vient évidemment de la présence de gaz carbonique, les bulles. Cette sensation est-elle agréable ? Les bulles sont-elles fines ou grossières ? Comment cela se marie-il avec les saveurs ?

  • Le degré d'alcool a aussi son rôle à jouer dans la perception d’une certaine « chaleur » en bouche et du ressenti qu’on peut avoir en disant « cette bière est forte » ou « cette bière est légère ». Cette sensation s’accorde-t-elle harmonieusement avec la personnalité de cette bière ?

  • La viscosité d’une bière peut aussi bien ressembler à celle de l’eau que d’un liquide plus épais (on parle parfois de bières qu’on « mange » en relation avec une sensation d’épaisseur)

N’oubliez pas que vous ressentez également des arômes quand vous avez la bière en bouche et ces arômes peuvent être différents que lorsque vous aviez le nez dans le verre. C’est ce qu’on appelle l’olfaction ortho-nasale (directement du verre au nez) et l’olfaction rétro-nasale (quand on a la bière en bouche).

 

-Et une fois ces 4 étapes passées on fait quoi ?

 

Avec tous ces éléments on peut se poser les questions suivantes : Est-ce que cet ensemble est cohérent ? L’association de toutes ces sensations est-elle harmonieuse ? Quelle est la personnalité  de cette bière ? Quel tableau ces sensations peignent-elles ?

 

Et la question la plus importante : « Est-ce que cette bière me plait ? »

Car le plus important, c’est de prendre du plaisir. Analyser et décrire une bière permet d’en parler et de partager votre ressenti avec les autres, mais l’objectif est surtout que vous appréciez le produit pour vous-même et avec votre entourage. Heureusement les bières artisanales se prêtent très bien à ces moments-là.

 

Pour plus de conseils sur la dégustation, venez nous voir en boutique pour vous exercer et approfondir le sujet ! Nous serons à votre écoute et répondrons à vos questions.

 

Pour découvrir les gammes de nos brasseurs partenaires, c’est par ici.

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